Le refroidissement

Si vous n’avez jamais fait de brassage tout grain, je vous recommande chaudement de lire l’article dédié au premier brassage qui détaille étape par étape la fabrication de bière.

Refroidir une bière avant fermentation est une étape importante du brassage. Cette étape ne peut être négligée. Premièrement les levures ne supportent pas des températures trop importantes. Rajouter les levures alors que la bière n’est pas à la bonne température entraînerait la non-fermentation du moût. Un refroidissement trop lent augmente le risque de contamination de la bière par des levures sauvages ! Enfin le refroidissement rapide permet de rendre la bière moins trouble.

Vous l’avez compris c’est une étape primordiale ! Mais alors comment refroidir son brassin ?

Il existe plusieurs options. L’option dépend du budget et de la quantité de moût à refroidir.

Le refroidissement passif

Le refroidissement passif est le refroidissement le plus lent. Il n’est à utiliser que pour les petits brassins (< 8 litres). C’est le refroidissement le plus économique.

Après l’ébullition, fermer la marmite. Mettre la marmite dans un évier remplit d’eau froide. Il est préférable de rajouter des glaçons dans l’évier afin d’accélérer le processus.

refroidissement passif

Il est aussi possible de rajouter de l’eau dans la marmite pour accélérer le processus. Pour cela, la vielle, faites bouillir de l’eau dans une casserole. Fermez la casserole et mettez là dans le réfrigérateur.

Attention l’adjonction d’eau va diluer le moût.

Le refroidissement passif fonctionne très bien pour des petites quantités. Avec plus de bière, il faudrait un très grand évier et surtout cela consommerait beaucoup d’eau. Il faut donc privilégier une autre solution.

Le serpentin

L’utilisation du serpentin permet de refroidir le moût en faisant passer dans un tube immergé de l’eau froide. Cette dernière va récupérer la chaleur et l’évacuer. Il existe des serpentins de toutes tailles.

 Serpentin en cuivre
Les serpentins sont soit en cuivre, soit en inox. La cuivre a un meilleur rendement.

Pour utiliser un serpentin, l’immerger 15 minutes avant la fin de l’ébullition. À la coupure du feu, relier une extrémité du tube à un robinet. L’autre extrémité devra se verser dans une grande bassine. Allumer l’eau. L’eau de sortie ne doit pas être froide : réduire le débit dans ce cas.

Dès que l’eau de sortie est en dessous de 50°C, il faut retirer le tube de la bassine pour le mettre dans une autre bassine. Avec l’eau chaude on peut faire une solution désinfectante. Avec l’eau froide, on peut arroser les plantes.

Le serpentin est une solution assez économique et facile d’utilisation.

L’échangeur à plaques

Un échangeur à plaque permet un refroidissement rapide. Le liquide passe de plus de 80°C à 20°C en quelques secondes ! Ne rêvez pas, cela n’est pas la totalité du moût qui est refroidie mais cela est fait durant le transfert entre le cuve d’ébullition et la cuve de brassage.

Refroidissement à l'aide d'un refroidisseur à plaques
Le tube rempli de moût à droite c’est la sortie de la cuve d’ébullition. Le tube à côté c’est la sortie de l’eau. De l’autre côté c’est la sortie du moût et l’entrée de l’eau. Le débit doit être faible pour que cela fonctionne.

Le refroidisseur à plaques demande plus d’entretiens. En effet, comme il est composé de fines plaques, des morceaux peuvent se loger dedans. Il peut donc être obstrué et un risque de contamination est plus important. Il est nécessaire donc de bien le nettoyer. Pour cela, une pompe à liquide est obligatoire.

Personnellement, pour mes grands brassins je ne jure que par le refroidissement à plaques.

J’espère que cet article vous aidera à choisir votre méthode de refroidissement.

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